
HISTOIRE DE TOURNAN-EN-BRIE
A l’âge de pierre, des hommes vivaient le long du ru des Boissières, près de l’intersection des rues René Leblond et des Prés Bataille. Des tournanais ont retrouvé des pierres taillées et des silex polis, datant donc de 10 000 ou même 30 000 ans (Paléolitique).
Le nom de Tournan semble dérivé du mot celte
" turn " ou "torn " signifiant dénivellation.
Celle-ci ne nous semble pas très marquée, pourtant n’est-ce pas
son existence qui a motivé, face au hameau de
la
Madeleine, la construction, peu après l’an 1 000, du château
féodal dominant le cours de la Marsange, avec ses remparts, ses tours
et son pont-levis, où se trouve actuellement la mairie. Le château
a été construit par Gui de Garlande, peu après avoir acquis
les terres de Gui de Vitry. Celui-ci a vendu ses biens pour pouvoir partir en
croisade avec Louis VII (1147)
Grâce à la Charte d’affranchissement des bourgeois de Tournan octroyée par Anseau de Garlande en 1193, Tournan est une des premières cités françaises à être devenue une " commune ".
Au Moyen Age les foires de Tournan étaient très importantes :
- Une foire existait, près de l’église de la Madelaine en c’est
à dire près de la poste actuelle, selon un document datant de
1182, sous Philippe Auguste.
- La foire au blé se tenait au pied du pont-levis, c’est à dire
sur l’actuelle place du jet d’eau.
- Sous Henri III, les remparts de la ville tombaient en ruine. Pour financer
ces réparations, les tournanais obtinrent en 1588 la création
d’un octroi puis en 1595 l’autorisation de créer deux foires : l’une
le 4 novembre, l’autre le lundi de la Pentecôte. Cette dernière
date est toujours l’occasion de festivités.
L’année 1788 fut marquée par de très mauvaises récoltes
dans l’ensemble de la France, y compris dans la région de Tournan, pourtant,
habituellement grande productrice de blé.
Pendant la période révolutionnaire peu d’événements extraordinaires se passent à Tournan c’est à dire rien de plus que dans la plupart des communes de France à l’époque :
- réquisition de denrées variées pour l’approvisionnement de Paris, querelles sur le marché avec les habitants des communes voisines.
- l’église de la Madelaine fut transformée en atelier pour la fabrication du salpêtre destiné aux arsenaux de Paris puis démolie en 1804,
- le Prieuré, attenant à l’église de Tournan, fut vendu et les château d’Armainvilliers et de Combreux déclarés biens nationaux,
En 1832 une épouvantable épidémie de choléra s’abattit sur la France. Tournan fut si atteint que le Conseil décida la création d’un nouveau cimetière. C’est l’actuel cimetière En effet le cimetière du Prieuré, près de l’Eglise Saint Denis était depuis longtemps désaffecté et celui de la Madelaine insuffisant et insalubre.
Jusqu’à la construction de la ligne de chemin de fer, les hostelleries étaient nombreuses. Tournan était une ville étape, à une journée à cheval de Paris et de Provins. L’inauguration de la gare le 2 février 1861 marqua le déclin de cette activité hôtelière.
En 1870 les événements tragiques de la Guerre troublèrent notre cité. Tournan fut occupée de septembre 1870 à juin 1871 par les troupes prussiennes puis bavaroises.
Pendant la Grande Guerre, Tournan perdit 75 de ses enfants aux combats plus une victime civile, tuée en mars 1918 par un obus de la Grosse Bertha, devant la Gare de l’Est.
La Seconde Guerre Mondiale fit subir à Tournan le bombardement du 22 juin 1944. Le bilan est particulièrement lourd pour notre cité : 60 morts, 90 blessés graves. On dénombra 1200 impacts de bombes, 282 maisons détruites ou gravement endommagées. L’église St Denis, très endommagée a du être détruite et reconstruite, en 1956, à l’emplacement actuel.
La reconstruction de Tournan a été réalisée avec le souci de conserver à notre cité son caractère briard. Les personnes qui visitent notre ville ont souvent des difficultés à distinguer les immeubles anciens des nouveaux lorsqu’ils parcourent les rues de Paris, de Provins, Marcel Micheau….
La population de Tournan est restée relativement stable pendant de nombreuses années. Voici quelques ordres de grandeur :
1900 : 1900 habitants, 1940 : 2500 h., 1960 : 2900 h., 1970 : 5000 h, 1990 : 5600 h., 1998 : 7000 h.
Ceci a permis à Tournant de conserver son caractère rural. Jusqu’en 1959, une ferme fut en exploitation dans le centre ville, rue Paul Hastier.
C’est seulement au cours des trois dernières décennies que des zones pavillonnaires se sont développées en périphérie.
Dès la fin des travaux d’électrifications de la ligne S.N.C.F, en 1970-1971, Tournan est devenu terminus pour les
trains de banlieue. De plus, Tournan a bénéficié de la carte Orange dès sa création. Maintenant, dans chaque sens, entre Paris et Tournan il existe un train toutes les demi-heures et début 2003 Tournan sera relié au quartier de la gare Saint-Lazare par EOLE
La première zone industrielle a été crée en 1960, sur le plateau, à l’Est de Tournan.
Tout ceci est le passé. Pour le présent et l’avenir donnons la parole à Monsieur Michel BARRET, Conseiller Général, Maire de Tournan :
Ce texte a été réalisé à partir de documents disponibles au Syndicat d'Initiative de Tournan-en-Brie.

Le mot du maire
Tournan-en-brie traditionnellement rurale et peu résidentielle, longtemps repliée sur elle-même, est devenue un gros bourg chef-lieu de canton et a connu, une forte croissance.
Le village pittoresque à caractère provincial a attiré un bon nombre de familles résidant en banlieue, amoureuses du calme et de la nature.
Vivre à la campagne et travailler à Paris, voilà qui ressemble fort au défi d’Alphonse Allais qui rêvait de mettre les villes au vert. Voilà qui est fait pour beaucoup d’entre elles.
Des transformations importantes ont eu lieu. Un accroissement de population jeune, a amené la création d’une école supplémentaire et de nombreux équipements.
Plus de onze cent enfants sont entrés dans les écoles élémentaires et maternelles cette année pour une population avoisinant 7650 personne.
Des associations nombreuses se sont créées ou développées, dont le dynamisme est ressenti et apprécié aux alentours.
Des équipes sportives de qualité font briller nos couleurs. C’est une ville qui bouge. La nouvelle zone industrielle en plein essor, avec ses entreprises, accompagne le développement de la cité en créant richesse et emplois.
Compte tenu de sa situation géographique et des accès routiers et ferroviaires, elle devient de ce fait un point stratégique pour les entreprises de logistique.
Le plan d’occupation des sols a été modifié pour stopper l’appétit des aménageurs, grands consommateurs d’espaces verts et pour permettre aux habitants de trouver ce qu’ils y cherchaient.
Tournan-en-Brie est en progrès, de population, de développement économique et commercial. C’est une force pour aborder l’avenir et le nouveau millénaire.
Elle est, comme le département de Seine-et-Marne, en droite ligne vers un futur dynamique.
Le Maire
Conseiller Général
Michel BARRET
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